Extraits du livre « Tout déprimé est un bien portant qui s’ignore » de Michel Lejoyeux.

Précision importante : je parle ici de la « simple » déprime, pas de la dépression, qui est une maladie et nécessite une intervention thérapeutique. 

L’idée principale est que votre bonne humeur s’entretient et que, si vous le faites, elle progressera de jour en jour. C’est ce que montrent toutes les études de psychologie positive.

Points à garder en mémoire lorsque vous ne vous sentez pas bien : 

  • l’avenir : savoir que cet état ne durera pas toujours ;
  • le passé : vous avez déjà connu cet état et vous vous en êtes sorti ;
  • le présent : s’entrainer à plus investir le présent, à mieux en profiter, permet de découvrir des plaisirs qu’on ne voyait plus ; 

Nous pouvons être très affectés par une ambiance collective négative. Il est important de savoir s’en protéger. Cela passe, notamment, par : 

  • limiter au strict nécessaire son temps d’exposition aux informations ; 
  • ne pas trop faire durer les débats déprimants et souvent inutiles ; 
  • s’engager pour une cause : les évènements sur lesquels nous tentons d’agir sont moins déprimants car nous nous sentons moins impuissants ;

Nous sommes plus heureux quand nous utilisons à parts équilibrées nos deux cerveaux : si nous sommes trop rationnels et analytiques, il faut développer notre côté intuitif, spontané, relationnel, et inversement. Il faut donc de l’équilibre et de la variété dans notre vie. Il faut aussi une part de nouveauté car cela fait travailler les deux cerveaux ensemble pour trouver un nouvel équilibre. 

Côté physique, le sport raisonnable (pas celui qui épuise) aide à lutter contre la déprime et contre de nombreuses maladies. Pour obtenir un effet optimal, prévoyez des séances d’au moins 45 minutes trois fois par semaine. 

Il aide, pour être heureux, d’éviter : 

  • les pensées globalisantes : « je suis un raté », au profit de la nuance et des contrastes : « je suis très bon dans certains domaines, bon dans d’autres et non connaisseur dans d’autres ». 
  • les raisonnements invariants : « j’ai toujours été comme ça et je ne changerai pas », ou bien « telle personne sera toujours comme cela », au profit de la souplesse : je et les autres peuvent changer, évoluer.
  • les approches irréversibles : « je ne m’en sortirai jamais », au profit de l’adaptation et de la réversibilité : « je peux apprendre et progresser quel que soit ma condition et mon âge ».

Quelques bonnes questions à se poser pour sortir de ce type de raisonnements : 

  • suis-je vraiment le seul responsable de ce que je me reproche le plus ? 
  • lorsque j’ai échoué, quel était ma part de responsabilité et celle d’autres facteurs ? 
  • suis-je aussi seul et incompris que je le crois ? 
  • dois-je faire confiance à mes voix intérieures négatives ? 

Nous sommes, pour la plupart, trop sérieux et trop raisonnables. Il faut cultiver notre part de folie, même sur de petites choses. Quelques questions à se poser pour aider à cela : 

  • dans quel domaine appréciez-vous le plus de prendre des risques ? trouvez le et lancez-vous ; 
  • quel est le domaine ou la situation de votre vie qui vous mobilise le plus ? allez-y à fond, sans oublier de conserver un équilibre entre les différents aspects de votre vie ; 
  • quand vous êtes-vous étonnés pour la dernière fois ? recommencez ! 
  • quand vous êtes-vous fait un peu peur à force d’être enthousiaste ?  continuez à oser !

Développez votre estime de vous : faites la liste de vos capacités, de vos réussites, de vos qualités. Si vous n’en trouvez pas, demandez à vos proches ! Relisez régulièrement cette liste et voyez comment et à quelles occasions vous avez mis en œuvre ces qualités dans les derniers temps.

Six croyances qui font du bien et qu’il est utile de relire régulièrement : 

  • pour être heureux je ne suis pas obligé de réussir tout ce que j’entreprends ; 
  • pour être heureux, j’ai besoin d’amis et de proches, mais je ne pourrai pas être aimé de tout le monde tout le temps ; 
  • ma valeur personnelle ne dépend pas de ce que les autres pensent de moi ; 
  • celles et ceux qui ne sont pas d’accord avec moi ne me détestent pas forcément ; 
  • si je fais une erreur cela ne veut pas dire que je suis nul, et même si j’en fais plusieurs … 
  • j’ai besoin de l’homme ou de la femme de ma vie mais je dois pouvoir vivre sans lui ou elle ; idem pour mon travail ;

La gratitude est une émotion très puissante pour aller bien. Pour la développer, vous pouvez, par exemple, noter chaque soir 3 moments de votre journée dans lesquels vous vous êtes sentis joyeux, en paix, satisfait, etc. Relisez régulièrement ce que vous avez noté, cela vous aidera à prendre conscience de tout ce qui est bon pour vous dans votre vie. 

Vous pouvez aussi écrire des lettres de remerciements à des personnes qui vous ont fait du bien. Vous pouvez leur envoyer, aller les voir pour la leur lire ou la garder pour vous … En tout cas cela vous aidera à vous focaliser sur les personnes qui ont été positives pour vous et cela contribue au bonheur. Si vous vivez en couple, votre partenaire peut être la ou le destinataire de votre première lettre. Vous pouvez commencer, par exemple, par lui dire les trois plus belles choses que vous lui devez. 

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